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Un long chemin semé d'embuches

Vérités

Le bout du chemin

Le vieillard regarde en arrière,

Sa vie défile, souvenirs éphémères,

Les moments passés, les joies et les peines,

Toute une vie vécue, une histoire humaine.


Assis dans son fauteuil, les yeux perdus dans le temps,

Il repense à sa jeunesse, à ses vingt ans,

Les rires insouciants, les rêves à poursuivre,

Les premiers amours, les premiers frissons à revivre.


Les saisons ont changé, les cheveux ont blanchi,

Mais les souvenirs restent, gravés dans sa vie,

Chaque choix, chaque chemin qu’il a suivi,

A construit le récit de tout ce qu’il a chéri.


Les années ont passé, les responsabilités sont venues,

La famille, le travail, autant d’histoires tissées,

Des moments de doute, des moments de victoire,

À travers les épreuves, il a trouvé sa propre histoire.


Les amis rencontrés, les êtres chers perdus,

Tous ont laissé une empreinte, un héritage reçu,

Chaque ride sur son visage raconte un chapitre,

D’une vie bien vécue, sans aucun compromis.

(refrain)

Le vieillard regarde en arrière,

Sa vie défile, souvenirs éphémères,

Les moments passés, les joies et les peines,

Toute une vie vécue, une histoire humaine.


Maintenant, il contemple l’horizon du crépuscule,

Une vie pleine d’histoires, de souvenirs qui fusent,

Avec le sourire sur les lèvres, il sait que c’est le temps,

De rejoindre les étoiles, de partir sereinement.

(refrain)

Le vieillard s’en va paisiblement,

Sa vie s’achève, doucement lentement,

Les souvenirs l’accompagnent dans l’ailleurs,

Une vie bien vécue, un doux voyage intérieur.


J’habite un pays pauvre.

J’habite un pays pauvre.

Ici,
la pluie n’est pas seulement de l’eau,
elle est parfois un toit qui fuit,
une récolte qui tremble,
un repas qu’on remet à demain.

J’habite un pays
où l’on apprend très tôt
à compter les pièces,
les jours,
les sacs de riz,
les absences.

Là-bas,
un enfant peut connaître
le prix d’un cahier
avant de connaître
celui d’un rêve.

Les routes portent les mêmes poussières
que les pieds fatigués,
les hôpitaux manquent de lits,
les écoles manquent de livres,
et les maisons manquent parfois
de tout
sauf de voix.

On travaille beaucoup
pour posséder peu.

On se lève avant le soleil,
on rentre après lui,
et pourtant
la table demeure maigre.

J’habite un pays pauvre,
mais je ne suis pas pauvre
de tout.

J’ai des voisins
qui partagent le dernier morceau,
des mains qui construisent
avec presque rien,
des mères qui transforment
un peu de farine
en repas pour plusieurs.

J’ai des enfants
qui jouent avec une roue,
un bout de ficelle,
une boîte vide,
et qui inventent
des royaumes plus vastes
que ceux des riches.

Ici,
la pauvreté a un visage,
mais elle a aussi une résistance.

Elle vit dans les dos courbés,
dans les chaussures usées,
dans les rêves reportés,
dans les diplômes que l’on ne peut pas payer.

Elle vit aussi
dans cette étrange habitude
de sourire malgré le manque,
de recommencer malgré l’échec,
de croire encore
qu’un matin différent
finira par venir.

J’habite un pays pauvre.

Ce n’est pas une honte.

La honte,
peut-être,
est ailleurs :

dans les richesses qui passent devant nos portes
sans jamais s’arrêter,
dans ceux qui ont trop
pendant que d’autres n’ont pas assez,
dans les promesses prononcées
avec des mots magnifiques
et oubliées avant le lendemain.

Alors je regarde mon pays.

Je vois ses blessures,
mais aussi ses mains.

Je vois la faim,
mais aussi le partage.

Je vois le manque,
mais aussi l’invention.

Et je me dis
qu’un pays n’est pas pauvre
seulement parce qu’il possède peu.

Un pays devient vraiment pauvre
lorsqu’il cesse de croire
en ceux qui l’habitent.

Alors, malgré les murs fissurés,
malgré les lendemains incertains,
malgré tout ce qui manque,

j’habite ici.

Et tant que nous serons capables
de nous relever,
de nous tendre la main,
de rêver ensemble,

alors peut-être
que notre plus grande richesse
n’aura jamais été
ce que nous possédions,

mais ce que nous refusions
de perdre.

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